Wednesday, 9 July 2014

MAGDALLA DEL FRESTO

I originally thought about translating in English, what Laurent sent me and then I thought.... non :) for a change, my French readers will have a mostly French post.

Like other photographers/artists I featured on this blog, I immediately recognise Laurent's work, his signagure abstracts, his use of colours and his ideas protrayed in this work which I love.

His blog can be seen here 

also on here

Click here to visit magdalla del fresto's portfolio
I contacted Laurent, Magdalla Del Fresto some time ago, asking him if I could feature his work on my blog, I have discovered Lauren'ts work on S6, which is unique, I love his combination of abstract and poetry in his work, his use of colours and wonderful illustrations. Magdallia Del Fresto creativity expand to music:
My very first album (La Fresto - Ça va mieux, non ?) was issued by the very good french label Lithium records and there was a distribution by Virgin (2003). At this time, there were reviews of my work in medias like Les Inrockuptibles, Trax, Libération and radio shows with France Inter or many local radios in France. I have played live in Moscow, in France to support artist like Yann Tiersen, The Little Rabbits or Stereolab... I've also worked for the 'Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême" in 2004. I have been invited to create a 40 minutes piece of electronic music for an exhibition.

Laurent' uses india ink (with old plume pencils) and markers, most recently he's created works digitally.
Bio // influences // processus




Je suis originaire de l'ouest de la France. J'ai vécu mes vingts premières années au bord de l'océan. J'en garde une profonde attirance pour le bleu, les vagues, l'abstraction et la tempête.
J'ai commencé à créer très jeune, grâce à la musique. J'avais un orgue Bontempi à la maison, un petit tambour et deux radiocassettes. C'est avec ce matériel bien ridicule que j'ai écrit mes premières compositions. Puis, peu à peu, j'ai creusé cette voie artistique. Jusqu'à enfin travailler avec des instruments plus consistants (magnéto multipistes, synthés, guitares, ordinateurs). De 1992 à 1998, j'ai sorti mes premiers albums en format K7 et ai été publié par divers microlabels français et étrangers. C'est en 1998 que le label parisien Lithium (Dominique A, Diabologum, Françoiz Breut, Dogbowl, Holden) me propose de le rejoindre. Je mets alors cinq ans à écrire mon véritable premier album sous le nom de La Fresto (Ça va mieux, non?) qui paraît en 2003 (distribué par Virgin). Malheureusement, le label parisien cesse ses activités un an plus tard. Je me retrouve donc au point de départ : plein d'idées, seul mais motivé. En 2004, j'écris tout de même la musique d'une exposition pour le festival de la bande dessinée d'Angoulême. Toute cette période musicale est entrecoupée de plusieurs concerts en France et un en Russie, à Moscou (mai 2004).
En 2005, je fonde le netlabel Off&Green afin de produire mes chansons et musiques ainsi que les projets d'autres artistes français et internationaux. À ce jour, le label compte 50 références.
Parallèlement, j'ai toujours dessiné ou peint. Mon père ainsi qu'un de mes frères sont artistes peintres. J'ai baigné dans le milieu de l'art et n'en suis jamais vraiment sorti. J'ai moi-même commencé à peindre à l'adolescence mais je ne me sentais pas autant inspiré qu'avec la musique. Alors, j'ai laissé de côté ce mode d'expression pendant plusieurs années. Je n'ai repris l'art visuel qu'au milieu des années 90. Par le dessin dans un premier temps, puis la peinture et enfin le graphisme digital.
 "Flower"
"Labaratory"
 "La nouvelle vague"
"Man"


"Comets"
J'ai créé la majeure partie des artworks des albums parus sur Off&Green ainsi que des identités visuelles pour quelques groupes (Ange Veerlüger, Mügwen...)
C'est fin 2011 que je me suis décidé à partager via Society6 mes créations. Cela a été pour moi une véritable révélation. Parce que j'ai découvert de nombreux artistes très talentueux et j'ai tissé des liens avec certains d'entre eux. De plus, cette plateforme agit sur moi comme un moteur. Ça me motive énormément. Ça m'oblige à me soucier davantage des détails, de la forme dans mes créations. Mais, ça n'entrave en rien mon esprit de liberté. J'essaye toujours de créer ce que j'ai envie de créer. Je ne tente ainsi pas de reproduire ce qui se vend le plus dans mon portfolio. Si c'était le cas, je ne dessinerais que des Marilyn...


Society6 m'a encouragé à être plus rigoureux. Ainsi, je travaille par séries. L'été dernier, j'ai fait pas mal de dessins à l'encre de Chine, inspirés de la mythologie grecque. J'ai aussi créé un bon nombre de visuels sur le thème des sphères, de la pixellisation ou encore des portraits détournés.
Côté influences, j'ai toujours eu un faible pour l'art cérébral, l'expression abstraite. La folie dans la simplicité, le premier jet... Je respecte, bien évidemment, les œuvres classiques, la beauté des formes et les couleurs harmonieuses. Mon regard est cependant beaucoup plus attiré par la suggestion et tout ce qui se cache derrière une œuvre. Ce qu'on ne voit pas ou ce qu'on croit voir... Quand le concept est aussi fort que le coup de pinceau. C'est la raison pour laquelle j'attache toujours beaucoup d'importance aux titres ou aux histoires qui accompagnent mes visuels. C'est souvent le lien entre ce que j'ai en tête et ce qui sort sur le papier ou la toile.
Je ne peux cacher que j'apprécie tout ce qui touche à la nature, la mer plus précisément.
M'essayant à différents types d'expression (musique, peinture, dessin, graphisme, photo, écrits), je dois dire que je fonctionne par cycles. Les séries de visuels naissent généralement d'une idée soudaine, d'une envie ou d'une technique nouvellement apprise. Ainsi, quand j'ai repris la pratique de l'encre de Chine, les lignes se dessinaient quasiment toutes seules. C'était jouissif. Je pouvais rester à dessiner des heures entières sans voir le temps passer. Plus généralement,  j'aime travailler la matière, faire corps avec. L'encre de Chine, c'est un régal de la voir briller à la lumière quand elle s'étale sur le papier. Avec l'acrylique, ce que j'aime, c'est le mouvement du pinceau, la vélocité du geste, la violence ou la douceur des poils qui imprègnent la toile. Avec l'art digital, je recherche avant toute chose la surprise dans l'application des effets, la manipulation des formes sélectionnées, les jeux de couleurs. Je suis toujours gourmand de découvrir comment un visuel peut évoluer. Avec un ordinateur, il n'y a quasiment pas de limites. C'est presque magique.
Actuellement, je travaille beaucoup avec un set de marqueurs Staedtler. Je dessine beaucoup. Sur de grandes feuilles cartonnées ou dans des carnets. Quand un dessin me plaît, je le scanne et le modifie un peu avec l'ordinateur. J'explose les contrastes ou modifie la balance des couleurs. C'est une autre étape. Par contre, les dessins à l'encre de Chine, je ne les retouche quasiment pas. L'éclat du noir est tellement parfait qu'il n'y a pas grand-chose à faire pour le rendre plus profond.
À partir de février, je vais commencer une nouvelle série. Inspirée de personnages historiques. Je vais également continuer de créer des sphères, forme graphique dont je raffole. Et pour faire plaisir à quelques personnes que j'aime beaucoup, je vais probablement dessiner une ou deux nouvelles Marilyn...


"Medieval"

"Morning"




"Romantic summer"




"Sleeping on the grass"